Présentation

Salut!
Moi c’est Alicia, l’autrice qui se cache derrière ce blog ! Passionnée de voyage, j’aime organiser des périples partout autour du monde. Comme j’adore partager mes découvertes et rédiger des articles, il n’y avait rien de plus naturel que la création de ce blog!

Ce que je souhaite vous transmettre, c’est avant tout ma passion pour le voyage. Adepte des virées en transports publics, vous retrouverez de nombreux itinéraires en bus ou train, ainsi que des city trips (quoi de mieux lorsque l’on vit en Europe ?).

J’ai toujours eu soif de découvertes. Je ne me lasse jamais de partir en vadrouille, que ce soit en Europe où plus loin. Que ce soit par l’architecture, la culture locale ou les paysages, rien ne me passionne autant que l’exploration de terres inconnues.

Pays visités

Parmi les pays que j’ai visités, mes préférés sont :

  • Les Etats-Unis est mon favori, sa taille lui confère des paysages extrêmement variés et il possède des sites extraordinaires tels que le Grand Canyon ou Yosemite. Je pourrais aussi vous parler de New York qui est de loin ma ville favorite et l’un des endroits où je me sens le plus à ma place sur Terre.
  • J’ai aussi eu un coup de cœur pour la Namibie et le Costa Rica pour leur biodiversité et leurs paysages si différents de ceux que l’on connait. J’adore les voyages où l’on voit beaucoup d’animaux, c’est une expérience si riche !
  • J’ai eu un énorme coup de cœur pour la Chine, pays où j’ai pu vivre et étudier pendant près de 5 mois. Ca a été une énorme claque, bien loin des préjugés !
  • Le Pérou pour sa variété et ses paysages extraordinaires

Bref, j’espère que vous trouverez votre bonheur à travers mes articles et que mes voyages inspireront les vôtres !

Balkans : de Bucarest à Zagreb en bus

Les Balkans sont une région d’Europe composée des pays du sud-est du continent. Leur définition n’est pas toujours très claire, ils comportent au moins 9 pays (si l’on reconnaît le Kosovo). Pour ce voyage, nous allons parler de la Roumanie, Bulgarie, Macédoine du Nord, Kosovo, Albanie, Monténégro, Bosnie-Herzégovine, Serbie et Croatie.

L’histoire des Balkans est extrêmement riche, ils ont traversé une sombre période communiste ainsi que la guerre de Yougoslavie. Les religions se mélangent, des pays sont musulmans, d’autres orthodoxes ou encore catholiques. Mis à part la Croatie ces pays sont très peu touristiques et donc les prix sont bas et les autres voyageurs ont souvent des passeports remplis de tampons.

Bienvenue dans cette région encore méconnue d’Europe !

Itinéraire

Pour ce voyage, nous voulions visiter le meilleur de chaque pays. Nous avons visité ces lieux plutôt rapidement et avons parcouru de nombreux kilomètres, mais nous n’avons pas eu l’impression de manquer de temps pour profiter des lieux visités. Par leur sombre passé, les villes des Balkans n’offrent généralement pas de grandes zones qui valent la visite (les immeubles soviétiques ne sont vraiment pas beaux et se ressemblent tous), c’est pourquoi nous nous sommes permis de passer aussi peu de temps dans chaque ville.

Vous trouverez les informations sur les transports tout au long de l’article ainsi qu’un récapitulatif à la fin de l’article.

Jour -1 : Départ pour Munich
Jour 0 : Munich
Jour 1 : Arrivée à Bucarest
Jour 2 : Brasov et Bran
Jour 3 : Randonnée dans les Carpates
Jour 4 : Bucarest
Jour 5 : Sofia et le Monastère de Rila
Jour 6 : Skopje
Jour 7 : Prizren
Jour 8 : Ohrid
Jour 9 : Berat
Jour 10 : Berat
Jour 11 : Tirana
Jour 12 : Kotor
Jour 13 : Mostar
Jour 14 : Sarajevo
Jour 15 : Belgrade
Jour 16 : Zagreb
Jour 17 : Lacs Plitvice et retour en Suisse
Jour 18 : Arrivée en Suisse

Départ

Nous avons pris l’avion pour Bucarest depuis Munich, avec Lufthansa (90CHF le vol). Nous aurions pu prendre l’avion depuis Genève et ne faire qu’une escale à Munich mais je refusais de prendre l’avion sur une si petite distance. Nous avons donc pris le train pour Munich avec TrainLine (il existe des dégriffés européens à prix très avantageux). Le trajet aurait pu bien se passer si le train allemand n’avait pas quitté Bâle avec 45 minutes d’avance (nous l’avons donc raté). On nous a proposé un bus de remplacement jusqu’à Freiburg, puis on nous a indiqué le quai où prendre notre correspondance. Par contre on n’a oublié de nous mentionner qu’il ne viendrait que dans 6 heures ! Nous avons donc dû attendre dans la ville entre minuit et 6:00 ! Bref, nous sommes finalement arrivés à Munich avec près de 6 heures de retard !

Munich

Nous avons visité rapidement cette très jolie ville. Nous avons visité la célèbre Marienplatz et arrivant par la Kaufingerstrasse. Nous n’avons pas pu manquer la très belle Frauenkirche, ni la Peterkirche. Nous nous sommes ensuite baladés dans la vieille ville et avons vu la très célèbre brasserie Hofbräuhaus. Plus au nord nous nous sommes rendus au théâtre national, à la Feldherrnhalle avant d’aller se poser dans l’Hofgarten. Comme vous pouvez l’imaginer nous étions extenués et sommes donc rapidement rentré à l’hôtel nous reposer.

Nous avons ensuite dormi à l’Azimut Hotel Munich (56.85€ la nuit pour 2) qui est très confortable et pas loin de l’aéroport (il faut marcher environ 20 minutes puis prendre le S8 pendant 22 minutes).

Je parlerai des conditions d’entrée dans les différents pays visités à la fin de cet article.

Roumanie

Bouleversée par le régime de Nicolae Ceaușescu, la Roumanie se reconstruit peu à peu. Bucarest regorge de vestiges soviétiques, à commencer par son parlement de 350’000m2. La Transylvanie semble moins touchée par ces folies architecturales, on y trouve des villes et villages aux rues pavées et aux maisons colorées entourées des Carpates. Il est aisé d’y voir des ours bruns en été. Ce pays est majoritairement orthodoxe.

La monnaie du pays est le Leu (RON). Bien que le pays fasse partie de l’union européenne, il ne fait pas (encore ?) partie de la zone euro (ni de l’espace Schengen). La carte de crédit est généralement acceptée. C’est l’un des pays les plus pauvres de l’UE, mais cela ne se ressent pas tant que ça et l’on s’y sent en sécurité. La langue officielle est le roumain, qui ressemble à l’espagnol (c’est aussi une langue latine).

Bucarest

Pour rejoindre le centre-ville depuis l’aéroport, nous avons pris le bus 783 (45 minutes, 3RON par trajet, il est possible de payer par carte sans contact à l’intérieur du bus). Nous sommes sortis à l’arrêt Piata Unirii 1 (avant-dernier arrêt) pour nous rendre directement au parlement.

Le palais du parlement est donc le deuxième plus grand édifice administratif du monde (après le Pentagone) avec sa surface de 350’000m2. Il a été construit par le dictateur communiste Ceaușescu, qui s’est inspiré du culte à la personnalité de Corée du Nord. Il est possible de le visiter (19€ par adulte, 2 heures, commence à 15:00) avec un guide. Je vous le recommande vivement parce que l’intérieur est somptueux, plein de marbre, de tableaux et statues, tapisseries… (ainsi que de vide) et cela renforce d’avantage l’abus de cette dictature.

Bucarest a été partiellement détruite lors de la seconde guerre mondiale et les bâtiments reconstruits l’ont donc été faits à la mode soviétique (bâtiments d’habitations plus pratiques qu’esthétiques), mais une partie du centre-ville est restée intacte (elle a aussi survécu à la construction du parlement !) et elle vaut clairement le coup d’œil. Aux entrées du centre historique se trouvent des plans qui indiquent les attractions à ne pas manquez. Mes favoris sont les passages Villacross et Macca, le Palais C.E.C (la meilleure vue est devant le restaurant Caru’ Cu Bere – que je vous recommande d’ailleurs pour ses plats roumains), l’église Stavropoleos, la Banque Nationale de Roumanie et l’église Buna Vestire. Pour trouver ces différents bâtiments, prenez le temps de flâner à travers les ruelles pavées, dont la plupart servent de terrasses aux restaurants.

Vous verrez que le contraste entre les bâtiments du centre historique et les autres est flagrant, cette partie est restée intacte et n’a pas été touchée par l’architecture soviétique. Néanmoins, de nombreux bâtiments sont en très mauvais état, probablement par manque de fonds pour les rénover. C’est aussi une agréable zone piétonne, alors que le trafic est très dense dans le reste de la ville et l’ambiance y est très chaleureuse. Vous remarquerez d’ailleurs que la majorité des touristes sont roumains !

Plus au Nord du centre historique se trouve l’université, puis en remontant encore un peu le splendide athénée roumain, face au palais royal. L’ancien dictateur Ceaușescu a donné son dernier discours depuis l’actuel ministère de l’intérieur, on associe donc aujourd’hui la Place de la Révolution à la chute du régime soviétique en Roumanie.

Nous avons aussi visité le quartier juif mais n’y avons rien vu d’intéressant. De plus, les gens nous dévisageaient lorsqu’on s’y baladait. Plus au nord de la ville, à proximité du Hard Rock Café vous pourrez apercevoir l’Arc de Triomphe (similaire à celui de Paris). Nous n’étions malheureusement pas au courant de la construction de la plus grande église orthodoxe du monde, qui se situe derrière le parlement (nous l’avons donc aperçue que depuis l’avion) qui doit valoir le coup d’œil, même si elle n’est pas encore terminée.

Cette capitale n’est peut-être pas la plus charmante d’Europe mais elle vaut clairement le déplacement. Elle regorge de bijoux architecturaux et son sombre passé est encore visible à de nombreux endroits.

Brasov

C’est pour visiter cette ville que nous avons prévu ces vacances. Bruno Maltor (auteur du blog Votre Tour Du Monde) qui m’a fait découvrir cet endroit magnifique en Transylvanie, pour lequel j’ai eu un énorme coup de cœur à travers son contenu. La vieille ville de Brasov est vraiment magnifique avec des rues pavées et piétonnes, des maisons colorées et une ambiance très festive. C’est aussi un très bon endroit pour se rendre à Bran ou partir sur les traces des ours.

Nous sommes allés à Brasov en train depuis Bucarest (Nord). Le trajet dure environ 2h30 et les liaisons sont régulières. Si vous achetez vos billets en ligne, il faut compter 56.3RON par adulte, 59RON sinon et les billets mobiles sont acceptés. Les places sont réservées et les trains sont souvent pleins. En revanche, bien que leur système soit performant ne vous attendez pas à arriver à l’heure (nous avons eu entre 20 minutes et une heure de retard à chaque fois). Depuis la gare, je vous recommande de rejoindre le centre-ville en bus (5RON, paiement sans contact dans le véhicule) car la ville est grande et il faut compter plus d’une demi-heure de marche (regarder sur Google Maps pour trouver quel bus prendre et depuis quel arrêt, les lignes font parfois des détours qu’on n’imagine pas, il y a un wifi dans la gare).

Le centre médiéval est plutôt restreint, mais ne manque pas d’éblouissantes maisons colorées ni de ruelles charmantes. Nous n’avons pas eu l’occasion de visiter autre chose que la vieille ville (il est possible de prendre un téléphérique notamment pour avoir une vue dégagée sur les environs). Je vous conseille de flâner au hasard, vous tomberez sur plusieurs pépites architecturales. Il est en revanche inconcevable de manquer la Piața Sfatului, entourant la Maison du Conseil. Non loin de là se trouve l’imposante église noire, dont j’ai beaucoup aimé le clocher. Ma rue préférée est la Strada Republicii, très animée tout au long de la journée.

Nous avons passé deux nuit au super Centrum House Hostel (57€ pour 2 nuits à 2). L’hôtel est super bien situé et le personnel est hyper accueillant. Du pur bonheur. Le meilleur repas que nous avons mangé ici était à la Bella Muzica, qui sert une délicieuse goulash en plus de plats mexicains. Profitez aussi de goûter une délicieuse cheminée (pâtisserie de l’est) à la Transylvania Bakery.

Bran

Pour rejoindre Bran depuis Brasov il suffit de prendre un bus à l’Autogara 2. Il y a un bus toutes les 30 minutes et le trajet coût 13RON pour 45 minutes. L’arrêt à Bran se trouve au pied du célèbre château.

Le château de Dracula est très joli et a une architecture très sinistre. Vlad Tepes (empereur de Roumanie au 15ème siècle) aurait inspiré à Bram Stocker le personnage de Dracula, qu’il aurait ensuite associé à ce château. Autrement appelé Vlad l’empaleur, cet empereur utilisait de nombreux moyens de tortures très tordus et prenait ses repas devant des ennemis empalés (charmante histoire n’est pas ?). Il est possible de visiter le château (9€, billets disponibles en ligne) mais je ne trouve personnellement pas que ça en vaille la peine. La salle des tortures implique un supplément et l’exposition n’est pas intéressante. En revanche, le château et son parc sont vraiment magnifiques. Une demi-journée suffit pour la visite.

Excursion dans les Carpates

La Roumanie compte une très importante population d’ours : il y en a plus de 9000. L’idéal biologique serait à 6000 individus, mais la Roumanie a aboli leur régulation en 2016. Nous avons donc saisi l’occasion pour tenter d’aller en observer.

Nous avons réservé deux excursions avec TransylvanianWolf. La première est un tour guidé pour tenter de voir des animaux dans les montagnes, là où il n’y a aucune présence humaine (sauf un berger). Cela dure environ 7 heures et coûte 60€. La deuxième consiste en une observation probable d’ours depuis une cabane pendant deux heures pour 60€ également. Le départ est à Zarnesti dans tous les cas, il est possible de s’y rendre en train (40 minutes, 5.5RON) et les billets peuvent s’acheter en ligne. Nous avons donc retrouvé notre guide, Dan Marin. Il nous a conduit au pied d’une montagne qu’on a monté à pied, à la recherche de traces d’animaux. Cela nous a permis de voir des poils d’ours sur des troncs où ils se grattent, des empreintes, divers oiseaux et grenouilles ainsi que de la terre retournée par des sangliers. C’est parfois frustrant de ne voir aucun animal intéressant mais la vue est jolie.

La deuxième excursion consiste à se rendre dans une cabane pendant deux heures pour essayer d’observer des ours. Le guide apporte avec lui de la nourriture (les responsables de la préservation des ours sont d’accords avec ça) qu’il laisse devant notre fenêtre. On se pose ensuite dans la cabane, et on attend. Nous avons eu la chance d’immédiatement voir un énorme mâle venir se régaler. Le ballet commence, nous verrons au total 6 ours (4 mâles et 2 femelles). Les ours ne nous voient pas et nous pouvons observer leurs interactions dans leur habitat naturel. On les voit se craindre, se poursuivre ou se tolérer. Les explications du guide qui reconnaît les individus enrichit le moment. Nous avons même pu voir un loir gris dans la cabane et un héron noir ! Si vous vous rendez en Roumanie en été, ne manquez surtout pas ce type d’activité !

Bulgarie

L’histoire de la Bulgarie est très riche, on y retrouve de nombreuses ruines romaines, des bâtiments d’influence orthodoxe et des restes de la domination communiste. On y trouve de magnifiques récifs montagneux ainsi que de nombreuses plages, mais il serait dommage de négliger la visite de ses villes, où les périodes historiques se mélangent, tout comme les trois religions monothéistes.

La monnaie est le Lev (BGN), bien que la Bulgarie soit membre de l’UE. Les cartes de crédit sont bien acceptées (sauf au monastère de Rila, prenez du cash avec vous). On y parle bulgare et l’alphabet cyrillique est utilisé, donc impossible de comprendre quoi que ce soit sans passer par l’anglais. Bien que le pays soit pauvre, les rues sont propres et les bâtiments bien entretenus.

Sofia

Nous avons rejoint Sofia depuis Bucarest en car. J’ai réservé les billets avec FlixBus (13.50CHF). Nous sommes partis à 23:30 pour arriver à 6:00, mais il existe une autre connexion entre 8:30 et 15:30. Le trajet s’est déroulé sans encombre (hormis des toilettes non fonctionnelles).

Nous avons rejoint le centre-ville à pied, le soleil se levait et la luminosité était magnifique. L’architecture nous a immédiatement plu et m’a un peu rappeler Istanbul. Nous avons d’abord traversé le Pont aux Lions qui marque en quelque sorte l’entrée dans le centre de Sofia. Toujours sur le boulevard Knyaginya Maria Luiza se trouve la Grande Mosquée (la seule en activité de la ville), à côté de la Place Banski. La ville possède une architecture magnifique, vous le remarquerez tout au long de votre visite (sauf dans les quartiers soviétiques malheureusement). A quelques mètres de la mosquée, il y a le musée en plein air de l’ancienne Serdica. Le site regroupe de nombreuses ruines, dont la très ancienne église Sveta Petka Samardjiiska. Plus on avance dans notre visite, plus j’aime Sofia. C’est un véritable coup de cœur.

Sofia est très intéressante car on croise de nombreuses ruines romaines en plein centre-ville. En plus du musée en plein air de l’ancienne Serdica, j’ai adoré la rotonde Saint-Georges, une église du IVème siècle (c’est le plus vieil édifice de Sofia) qui se trouve dans la cour derrière la Présidence. Pour se rendre à la célèbre cathédrale Saint-Alexandre-Nevski il est possible de passer devant de nombreux édifices religieux (en plus du palais du parlement) : l’église russe de Sofia qui comporte quelques bulbes, la très ancienne Basilique Sainte-Sophie (qui donna son nom à la ville) entre autres. La ville est très verte et les rues pavées, c’est très agréable de s’y balader.
La cathédrale Saint-Alexandre-Nevski est le symbole de Sofia. Elle a été bâtie en mémoire des soldats russes qui ont sacrifié leur vie pour l’indépendance de la Bulgarie lors de la guerre russo-turque. Il est inimaginable de venir à Sofia sans la voir, elle est immense et magnifique (surtout qu’elle venait d’être nettoyée lors de notre passage).

Aux alentours se trouvent de majestueux bâtiments, baladez-vous au gré de vos envies, vous ne serez pas déçu. J’ai pour ma part apprécié découvrir chaque recoin de ce magnifique centre-ville. Vous verrez aussi de nombreuses statues qui rappellent l’aire communiste (un traban, le monument au Tsar Libérateur qui se fait régulièrement décoré, le monument Sainte-Sophie qui a remplacé une statue de Lénine, etc.)

Après avoir flâné dans les rues de la capitales bulgares, nous avons regagné le célèbre Boulevard Vitosha. C’est ici que se trouve les bars et restaurants. Nous avons croisé de nombreux bâtiments colorés et décorés de moulures et statues, la ville est superbe. Que ce soit le théâtre national ou tout simplement des immeubles lambda, l’architecture est extrêmement riche.
Au nord du boulevard se trouve la tristement célèbre cathédrale Sainte-Nédélia. De nombreux membre de la famille royale et politiques y perdirent la vie lors d’un attentat visant le roi (qui survécu car il est arrivé en retard à l’enterrement) en 1925, organisé par le Parti communiste bulgare. Mais il finit par mourir aux suites d’un empoisonnement.

Nous ne disposions malheureusement que de quelques heures pour visiter Sofia. L’architecture est vraiment incroyable (je me répète mais nous avons vraiment été surpris !) et les églises sont sublimes. Avec un peu plus de temps j’aurais aimé visiter les différentes ruines que l’on rencontre en ville.

Monastère de Rila

Nous avons fait une excursion pour nous rendre au monastère de Rila à la journée. Nous y sommes allés avec Traventuria (30€, de 9:00 à 16:30). Une navette nous emmène d’abord à l’église de Boyana, l’une des plus anciennes de Bulgarie, puis au monastère. Cela prend environ deux heures de route pour s’y rendre. On a ensuite droit à une visite guide du monastère puis à du temps libre (on passe environ 2h30 sur le site). Pendant ce lapse de temps il est possible de dîner dans l’un des restaurants du site mais pensez à prendre du cash (BGN ou €).

L’église de Boyana est très connue car elle est divisée en trois parties, la plus ancienne datant d’il y a 1000 ans (Xème siècle) et la plus récente fut construite au XIXème siècle. On y trouve la sépulture de la reine Eléonore de Bulgarie. Elle est célèbre grâce à ses fresques très bien conservées. Nous avons pour notre part limiter notre visite à l’extérieur du site (l’entrée n’est pas comprise dans le tour).
Fondé au 10ème siècle par l’ermite St-Jean de Rila, le monastère de Rila a su survivre aux différentes occupations de la Bulgarie. Auparavant habité par plusieurs centaines de moines, le monastère n’en compte aujourd’hui plus que huit. L’église possède de magnifiques fresques, tant à l’intérieur (photos interdites) qu’à l’extérieur où l’on trouve des représentations de l’enfer (en bas), de la Terre et du paradis (en haut). On y trouve la sépulture du dernier roi de Bulgarie, Boris III.
La tour Hreljo est la partie la plus ancienne du site, tandis que l’église Rojdestvo Bogoroditchno en est l’élément central. Il n’y a pas énormément de choses à voir sur le site mais ça vaut le détour pour la beauté du lieu.

Macédoine du Nord

Ancienne région de Yougoslavie, ce petit pays méconnu ne manque pourtant pas de charme ! Premier pays musulman du voyage, le dépaysement est nettement plus marqué ! A la frontière avec la Bulgarie, j’ai trouvé le pays très sauvage, la végétation semble être reine. Vers l’Albanie on trouve plus de massifs montagneux, ainsi que le magnifique lac d’Ohrid.

Les langues officielles sont le macédonien et l’albanais. La monnaie utilisée est le denar (MKD). La Macédoine du Nord pourrait bientôt adhérer à l’Union européenne.

Skopje

Nous sommes arrivés en car depuis Sofia, il y a une liaison journalière qui part de Sofia à 7:00 et arrive aux alentours de 12:30 à Skopje (en comptant l’attente à la douane). Il est désormais possible d’acheter les tickets en ligne (26€ par adulte) ou sur place. Dans tous les cas il faut échanger le billet contre un vrai ticket de bus le matin même à la station (au guichet Kaleia) donc arrivez 30 minutes avant le départ du bus.

Le centre-ville de Skopje a été une très bonne surprise ! La ville a été en grande partie détruite lors d’un tremblement de terre en 1963, il a donc fallu tout reconstruire. On entre dans le centre-ville par la Porte de Macédoine (un arc de triomphe), qui donne sur la Place de Macédoine (ils ne sont pas allés chercher bien loin). Cette place est somptueuse, dominée par l’imposante Statue du guerrier à cheval (qui se trouve sur une fontaine). Les bâtiments et le sol sont blancs et on y trouve plusieurs statues. Depuis là, plusieurs ponts (Pont de pierre, Pont des Civilisations ou Pont des Arts) permettent de rejoindre l’autre rive du Vardar. On est accueilli par d’imposantes fontaines et par le Musée archéologique de Macédoine. Vous croiserez d’ailleurs énormément de statues de lions durant votre séjour.

La rive nord semble plus préservée, on y trouve le vieux bazaar, de nombreuses mosquées ainsi que les restes du fort. Le bazaar correspond plus ou moins à la vieille ville. Il est possible d’y acheter de tout, mais on voit surtout des échoppes vendant des bijoux dorés très kitsch et des robes de mariée ! C’est un excellent endroit où manger des spécialités locales (des “vrais” kebab par exemple !). Le fort offre une jolie vue sur la ville mais pas d’ombre. Je vous déconseille d’y aller en pleine journée en été, il y fait extrêmement chaud. L’entrée se situe assez au nord et est gratuite.

Au sud de la Place de Macédoine, sur la rue Macédoine (décidément !), il est possible de visiter la maison-mémorial Mère Teresa. Juste à côté, vous pourrez admirer la magnifique église Saint-Constentin-et-Sainte-Hélène (encore en construction).

Notre hôtel était le sublime Sultan Modern Hotel (39€ la nuit pour 2). Situé à proximité du vieux bazaar, il fait assez chic et est très agréable. Au restaurant Pelister j’ai mangé le meilleur restaurant aux champignons de ma vie. On y sert de la nourriture italienne principalement et les plats sont délicieux. Pour manger un repas plus traditionnel nous sommes allés au Restaurant Orient (à côté du Restaurant Luxor) qui était extrêmement bon marché et délicieux.

Ohrid

Nous sommes arrivés en bus depuis Skopje. Les liaisons sont fréquentes et il est possible d’acheter ses billets en ligne (13-16€ par personne, environ 3 heures). Si c’est le cas, il faut présenter le ticket au guichet numéro 4 et payer 30MKD de taxe de station (par carte ou en denar).

Au bord du lac d’Ohrid, ce village est probablement le plus charmant du pays. Ayant appartenu à la Grèce, on y trouve quelques vestiges tel d’un amphithéâtre. C’est pour la splendide église Saint-Jean de Kaneo que j’ai souhaité m’y rendre. On trouve dans cette petite ville de nombreuses églises orthodoxes, telles que l’église de Notre-Dame de Perivlepta – entourée de ruines – ou Plaoshnik qui valent le détour. Les deux premières se trouvent à proximité du lac. Pour rejoindre l’église Saint-Jean de Kaneo il faut emprunter un petit sentier piéton. C’est en observant cette magnifique église que nous avons rencontré une tortue ! La luminosité est parfaite au lever du soleil.

La rue principale comporte un bazar (il y en a partout !) et il est généralement bondé. C’est probablement la seule rue de la vielle ville qui ne soit pas en pente. C’est donc fatiguant de visiter Ohrid (surtout quand il fait chaud) mais cela permet de toujours avoir une belle vue sur le lac ! Le fort n’est pas visible de partout, il est souvent caché par les maisons environnantes. Il est possible de le visiter, mais nous ne l’avons pas fait par manque de temps et d’intérêt. L’amphithéâtre est très bien préservé pour dire qu’il a plus de 2000 ans ! La cathédrale Sainte-Sophie située au centre-ville a près de 1000 ans et est la plus grande église d’Ohrid. Elle est plutôt simple mais très jolie.
Si vous souhaitez vous rafraîchir il est bien évidemment possible de se baigner dans le lac, qui est d’ailleurs le plus profond d’Europe. Il est tellement grand qu’on se croirait à la mer. On y trouve quelques plages de cailloux.
Ohrid aura été un véritable coup de cœur, si vous en avez la possibilité ne manquez surtout pas de passer quelques heures ou jours ici !

Kosovo

Pays le plus récent d’Europe, il n’est à ce jour toujours pas reconnu par l’ONU. Les tensions sont toujours palpables avec la Serbie, il n’est par exemple pas possible de rejoindre la Serbie par le Kosovo sans passer par un autre pays (sinon la Serbie considère que l’on est entré illégalement dans le pays). Si ce n’est pas possible de vous rendre à Prizren, il est possible depuis Skopje de passer une journée à Pristina (il y a un bus par heure mais pas de tickets en ligne à ce jour). La ville nous semblait moins jolie mais semble être intéressante.

Pour une fois c’est pratique, la monnaie utilisée est l’euro et on y parle le serbe.

Prizren

Pendant que nous étions à Skopje nous avons fait une excursion à Prizren, qui ne se trouve qu’à 2h30 de bus. Il est possible d’acheter ses billets en ligne (9€ par personne), et il n’y a qu’un seul bus par jour qui part à 16:00 (normalement il y en a deux, je ne sais pas quand le deuxième reviendra). Pour le retour, c’est pareil, le ticket s’achète en ligne et le bus part à 9:00. Le bus peut être plein donc je vous recommande de réserver vos billets en avance pour être sûr d’avoir une place.

Prizren est la ville de cœur des Kosovars, qui semble bien plus jolie que Pristina, la capitale. Avec plus de temps, la visite de la forteresse doit être intéressante, mais nous n’avions malheureusement qu’une soirée pour visiter. Sinon la mosquée Sinan Pasha est au cœur de la vieille ville et en fait en grande partie son charme. Il est aussi agréable de flâner dans le centre, bien qu’il soit très restreint. Mais l’élément le plus marquant de Prizren est la bienveillance de ces habitants. Ils sont hyper accueillants, chaleureux et souriants, c’est un vrai plaisir d’y être. Ce qui est intéressant c’est de voir le nombre de plaques de nos régions (Suisse et Allemagne surtout) qu’on y croise !

Nous avons passé notre seule nuit au Kosovo au Monarch Boutique Hotel (58.50€ la chambre). Sa localisation est exceptionnelle, la chambre était très belle et le personnel chaleureux.

Albanie

L’Albanie est un pays réputé pour ses plages de rêves et nombreux trésors cachés. C’est un pays magnifique mais encore méconnu des touristes. Mais ce qui m’a le plus de marqué c’est de voir à quel point les gens conduisent mal ! Le bord de mer semble très attrayant et les montagnes sont absolument splendides (surtout à proximité de la frontière avec le Monténégro).

On y parle albanais et la monnaie officielle est le Leke (ALL). Le pays n’a jamais été membre de la Yougoslavie mais a subi l’occupation soviétique. Il souhaite aujourd’hui rejoindre l’Union européenne. Les euros sont acceptés mais cela se fait moins que dans les autres pays.

Berat

Pour rejoindre Berat, nous avons pris un premier bus entre Ohrid et Tirana. Nous l’avons réservé avec FlixBus, mais le trajet est opéré par EuroBus. Cela nous a coûté 17CHF par adulte, ainsi que 50MKD de taxe de station. Le bus part chaque jour à 8:00 et ,le trajet dure 2h45. Le chauffeur conduisait très mal – il a dû faire un freinage d’urgence pour ne pas emboutir une voiture (et réussir son virage) et a passé le trajet au téléphone. Nous avons aussi failli être oubliés à la pause WC. Bref. Une fois arrivés à Tirana, nous avons pris un taxi (6€) pour se rendre dans une autre station de bus (nous arrivons à la station internationale et repartons de la station nationale). Les bus ne partent pas toujours des mêmes stations, les chauffeurs de taxi sont au courant et pourrons vous aider. A la deuxième station nous avons trouvé le bus pour Berat au quai numéro 10. Il y en a un toutes les 30 minutes. Le trajet coûte 500ALL pour environ deux heures (on passe par Durrës) et se paie au chauffeur. Nous n’avions que des euros mais le chauffeur n’était pas à l’aise avec le taux de change (nous non plus d’ailleurs) et ne nous a pas rendu assez. Le chauffeur de roulait pas franchement mieux que le premier (ça roule très très mal en Albanie) et juste avant d’arriver un motard nous a percuté. Bref. Nous avons ensuite pris un bus pour le centre-ville (30ALL à payer au contrôleur qui ne connaissait toujours pas le taux de change).

La ville aux mille fenêtres est une magnifique ville qui doit son nom à ses nombreuses maisons Ottomanes. Les petites maisons au toit de pierre sont entassées à flanc de montagne. Berat est composée de 3 quartiers (anciennes villes) : Mangalem, Gorica et Kalaja.
Mangalem est en quelque sorte le centre-ville. On y trouve les mosquées de Bachelor et du Sultan, qui est l’une des plus ancienne du pays. Il n’est pas aisé de se balader entre les maisons qui sont entassées les unes sur les autres, il n’y a pas beaucoup de passages. C’est selon moi le plus beau quartier de la ville, il est très photogénique. La plus belle vue est depuis le nouveau pont de Berat.
Gorica est un peu moins touristique, on y crois que des locaux. Les maisons sont plus espacées. Nous y avons fait un rapide tour car il faisait très chaud et il n’y avait pas d’ombre.

Kalaja est entouré d’un fort, au sommet de la colline de Mangalem. On le rejoint en montant la raide Rruga Mihal Komnena puis, donc je vous conseille s’y aller au coucher du soleil pour éviter de cuire en chemin. C’est dans ce quartier qu’il y a le plus d’endroits à visiter. Plusieurs sentiers sont proposés au sommet, qui permettent de découvrir les différents points de vue et attractions touristiques. J’ai adoré faire le tour des remparts, dont l’itinéraire se termine vers les ruines du château. La vue sur la vallée est splendide et on passe devant la Kisha e Shën Mari Vllahernes – une église devant laquelle se trouve une tête de pierre – et surtout vers la magnifique Kisha Shën Triadha. Un autre itinéraire offre une superbe vue sur Gorica. Bref, c’est un endroit parfait pour admirer le coucher du soleil tout en flânant dans les ruelles de pierres.
Il y a de nombreux chiens errants à Kalaja donc soyez prudents (la plupart sont inoffensifs mais pas tous). Il est possible d’y monter en voiture mais le parking ne semble pas pratique et la montée ne prend même pas 20 minutes. C’est l’endroit parfait pour goûter aux spécialités locales dans les différents restaurants.

Nous logions à l’Hotel Vila Aleksander (90€ 2 nuits pour une chambre double). L’hôtel dispose de vues exceptionnelles et le personnel est au petit soin. De plus, son emplacement est idéal pour explorer la ville. J’ai particulièrement aimé manger à l’Onufri et à l’Antipatrea (ils sont en face l’un de l’autre) qui proposent des menus dégustation pour au moins deux personnes.

Tirana

Pour rejoindre Tirana nous avons repris le bus depuis Berat, de la même manière qu’à l’aller. Il y en a un toutes les demi-heures (ou toutes les heures, renseignez-vous auprès de votre hôtel), le trajet dure 2h30 et coûte 500ALL. Pour se rendre à la gare des bus, il est possible de prendre le bus 60 depuis le centre-ville (demandez l’arrêt le plus proche aux locaux) et le ticket coûte 30ALL.

Tirana est une ville pleine de couleur, ce qui la rend charmante. Nous n’avons passé que quelques heures à visiter la ville et cela nous a semblé suffire, la ville ne nous a pas plus marqué que ça. Nous avons visité la fameuse Place Skanderbeg dont la statue m’a déçue (déjà elle était cachée par une scène et en plus elle est toute petite !), mais la Mosquée Et’hem Bey est très jolie. J’avais entendu parler du quartier Blloku qui peut être festif le soir mais n’a rien de spécial en journée malheureusement. Nous avons aussi été déçus par la Pyramide de Tirana qui était en travaux donc pas visible (mais elle deviendra très belle !). En revanche nous avons beaucoup aimé les alentours du château qui est en fait une rue commerçante hyper moderne et par le Bulevardi Dëshmorët e Kombit (les Champs Elysées de Tirana). Nous avons visité le Bunk’Art 2 (500ALL en cash) que j’ai trouvé très intéressant. Le musée retrace l’histoire de la police secrète albanaise au 20ème siècle et se trouve dans leur ancien bunker. Le seul désavantage est le monde qui obstrue les couloirs et nous empêche de prendre le temps de lire les pancartes.

Monténégro

Ce récent pays a tout pour plaire : plages de rêves, falaises abruptes, magnifiques villages se mélangent dans ce minuscule territoire. Ancien membre de la Yougoslavie puis de Serbie, il devient indépendant en 2006. Son histoire est riche pour un si petit pays. Il n’a malheureusement pas été épargné par l’ère soviétique mais Kotor n’en garde aucun trace (pas plus que de la guerre de Yougoslavie d’ailleurs). C’est un vrai bout de paradis en Europe.

On parle le monténégrin (variation du serbo-croate) et sa monnaie est l’euro (enfin un taux de change connu !), même si le pays n’est pas (encore ?) membre de l’Union européenne.

Kotor

Nous avons rejoint Kotor en car depuis Tirana. Les billets peuvent s’acheter en ligne (27.50€, deux par jour à 8:00 et 10:15). Nous avons pris le bus de 8:00 (c’est le plus rapide) et sommes arrivés à Kotor aux environs de 15:00 (soit avec une heure de retard). Ce trajet est magnifique car nous passons vers les magnifiques montagnes maudites en Albanie avant de voir les massifs escarpés au Monténégro. Le bus passe aussi par le bord de mer, la descente offre une vue incroyable (des deux côtés car c’est un col avec de nombreux virages).

Ville la plus touristique du pays, Kotor est un petit village entouré de remparts qui se trouve au bord du “Fjord du sud”, véritable bijou naturel. Pour profiter du fjord il est possible de faire une croisière de quelques heures. Nous ne l’avons pas fait car j’étais déjà venue à Kotor en croisière (et donc avais déjà navigué sur le fjord) et nous avons préféré profiter du peu de temps à disposition pour se balader en ville et aller à la plage.

Nous avions visité la vieille ville. Il est très rapide d’en faire le tour et vous y croiserez énormément de chats (ils sont d’ailleurs énormes !). La religion orthodoxe s’est imposée, on y voit beaucoup d’églises. Le meilleur moyen de visiter la vieille ville est de flâner dans les rues au gré de vos envies. Néanmoins, ne manquez pas la Tour de l’Horloge, la Cathédrale Catholique Saint-Tryphon, l’église orthodoxe St-Luc ou encore l’église St-Nicolas. Si vous disposez de plus de temps, vous pouvez également vous rendre sur les remparts pour profiter d’un point de vue sur la vieille ville et sur le fjord.
Nous sommes aussi allés nous baigner dans la mer. Bien que les plages soient caillouteuses et les bassins restreints (à cause des nombreux bateaux), le fjord rend l’eau relativement chaude, ce qui est très agréable. Nous sommes allés à la Kotor Beach, qui ne se trouve qu’à dix minutes à pied du centre-ville.

Bosnie-Herzégovine

A la frontière entre Orient et Occident, la religion musulmane se mélange parfaitement à la culture européenne. J’ai adoré visiter ce pays musulmans sans me sentir si différente des locaux (en tant que femme je trouve parfois difficile de se rendre dans les pays arabes et du Moyen Orient car je ne serais pas traitée de la même manière qu’en Occident). C’est un excellent moyen de casser ses idées reçues sur les musulmans !
On trouve dans ce pays énormément de traces de la guerre de Yougoslavie qui a été très rude dans cette région. Il y a de nombreux musées qui témoignent de ses récentes blessures. D’ailleurs les tensions se font ressentir, le territoire est partagé entre les Serbes et les Croates qui ne cohabitent pas bien. Affaire à suivre.

Les paysages sont incroyables. A la frontière avec le Monténégro les terres sont très arides. On trouve de nombreuses montagnes sans végétation, on se croitait sur une autre planète. Mais ailleurs on trouve de très larges cours d’eau, c’est très varié.

On trouve en Bosnie une autre variation du serbo-croate, le Bosniaque. La monnaie officielle est le mark (BAM).

Mostar

Depuis Kotor nous avons pris un bus à 7:40 (il n’y en a qu’un par jour) pour un trajet qui dure environ 5 heures (il peut y avoir du retard à cause de la douane, qui a été la plus lente du voyage). Les billets peuvent s’acheter en ligne et coûtent 27.30€ (les taxes de station sont inclues).

Mostar est la ville la plus touristique d’Herzégovine. Elle doit sa notoriété à son fameux pont, le Stari Most (qui a dû être reconstruit à plusieurs reprises). Son nom signifie d’ailleurs “gardien du pont”. Avant des jeunes garçons plongeait du pont en été, mais aujourd’hui c’est depuis le plongeoir installé en contrebas que se déroule le spectacle ! L’ambiance au centre-ville me rappelle un peu Prizren, tout le monde est très détendu, c’est super sympa.
Hormis le pont, il faut aussi visiter le bazar des ruelles alentours (on y trouve des avions de chasse en munitions !). Le pont coudé est aussi joli à voir (on dirait une réplique du vieux pont). La mosquée Koski Mehmed Pasha est aussi très jolie.

Ville auparavant très mixte, elle a été très touchée par la guerre de Yougoslavie. Tous ses ponts et pratiquement toutes ses mosquées ont été détruites lors de ce sanglant conflit. Cette ville est particulièrement contrastée entre le magnifique centre-ville (la partie du bazar, au bord de l’eau) et le reste. Avec l’aide d’organisations internationales le centre a pu être très bien reconstruit, les bâtiments sont en très bon état. Ailleurs, les immeubles portent les cicatrices de la guerre de Yougoslavie. Certains sont en ruine, d’autres sont criblés d’impacts de balle.
Vous remarquerez d’ailleurs que les Bosniaques semblent plus fermés que dans les autres pays des Balkans. Ils ont en effet été très durement touchés par la guerre et sont peu habitués aux touristes. Mais les gens sont tout de même plus chaleureux à Mostar qu’à Sarajevo par exemple.

Nous avons logé à la Guest house Goa Mostar (25€ la nuit pour 2) qui est très bien située, la chambre était confortable et propre et l’hôte se débrouille en français. Depuis notre chambre nous avions une belle vue sur le Stari Most.

Sarajevo

Pour nous rendre à Sarajevo nous avons pris le train à 6:36 pour arriver environ deux heures plus tard. Il est possible d’acheter ses billets en ligne (14.10KM, 3/jour). Vous ne recevrez pas vos tickets mais un numéro pour récupérer un vrai ticket à la gare le jour même. Fun fact : dans ce train il est possible de retourner les sièges pour former des blocs de 4 ou 2 sièges à votre guise ! Asseyez-vous à droite dans le sens de marche pour profiter d’une belle vue sur la rivière.

A la sortie de la gare on tombe directement sur la récente Avaz Twist Tower, qui contraste avec les anciens bâtiments de la ville. A l’entrée de la vieille ville les bâtiments sont imposants et colorés, ils témoignent de l’ancienne domination Habsbourg. Le Vječna vatra, un mémorial déidié aux victimes de la Seconde Guerre mondiale en marque le début (il est composé d’une flamme qui ne s’éteint jamais). Parmi ces immeubles vous verrez de nombreux impacts de balles, vestiges de la guerre de Yougoslavie. On est ici dans l’ouest de la ville, où la religion chrétienne semble dominer les autres (il n’y a presque que des églises). La Cathédrale de la Nativité-de-la-Mère-de-Dieu de Sarajevoet la Cathédrale du Cœur-de-Jésus de Sarajevo l’illustrent très bien.

Plus à l’ouest on remarque une culture musulmane omniprésente (venue des Ottomans). Le Baščaršija (similaire à un bazar) en est le centre et les mosquées sont nombreuses. Celles de Fehrad-bey, de Gazi Husrev-Bey et de Baščaršija sont très belles. On trouve dans ce quartier de nombreux restaurants (beaucoup proposent des Börek aux épinards – c’est délicieux). Ne manquez pas la jolie Tour de l’Horloge, le Bezistan de Gazi Husrev-bey (centre commercial qui rappelle un bazar) ni le Site archéologique de Tašlihan qui marquent l’entrée du “quartier musulan”. Vous remarquerez que la transition est brutale et indiquée sur le sol. Ce n’est pas pour rien que la ville est surnommée la “Jérusalem européenne”.

Depuis la Fontaine Sebilj il faut compter moins d’un quart d’heure à pied pour rejoindre le Bastion Jaune qui offre une splendide vue sur Sarajevo. Par contre si le trajet n’est pas long il est pénible : le chemin est abrupt et en plein soleil. Mais au sommet un buvette propose des boissons fraîches.

La ville est encore en reconstruction, de nombreux bâtiments ou moyens de transports viennent tout juste de rouvrir. L’histoire n’a pas épargné Sarajevo, ses habitants ont vécu des choses que l’on ne peut même pas imaginer. Cela paraît inconcevable lorsqu’on se balade dans le centre-ville : les bâtiments sont en bon état, les gens chaleureux.

Les rives de la Milijacka sont sublimes. On y trouve de nombreux magnifiques bâtiments tels que l’Hôtel de ville ou l’Académie des beaux-arts ainsi que de nombreux bâtiments religieux. Les ponts sont fréquents et la plupart sont en pierre, ce qui ajoute un charme.
On peut aussi rencontrer l’histoire en se tenant là où l’Archiduc François Ferdinand et se femme se sont fait assassiner en 1914 par Gavrilo Princip, évènement qui déclenchera la Première Guerre mondiale.

Avec du temps supplémentaire j’aurais aimé visiter le Musée du Génocide et le Musée des Enfants de la guerre pour mieux comprendre l’histoire de la ville et du pays. Peut-être une prochaine fois ! Cela vaut aussi peut-être la peine de prendre le télécabine pour le point de vue au sommet et de visiter le Tunnel de l’Espoir (creusé sous l’aéroport).

Nous avons mangé les meilleurs Böreks du voyage à l’Ahmo, qui étaient énormes et ridiculement peu chers. Par contre il faut payer en cash et en BAM.

Serbie

De manière générale, l’opinion publique sur la Serbie n’est pas bonne. On connait le tragique passé de la Yougoslavie, où la Serbie n’a pas joué le beau rôle ou encore leur actuelle position pro-Russe. Mais il faut se détacher de ces idées reçues et profiter de ce que l’on y voit. Ce pays a de nombreuses merveilles naturelles et Belgrade est une très belle ville.

On y parle naturellement le serbe et la monnaie est le dinar (RSD). Le pays a déposé sa candidature pour entrer dans l’Union européenne, mais sa position pro-Russe n’aide pas à son adhésion.

Belgrade

Nous avons pris un car à Sarajevo à 21:00 pour un trajet de neuf heures (douze dans notre cas). Nous avons acheté nos tickets en ligne avec FlixBus pour 29CHF. Il y a eu un problème avec nos bus (quoi ? aucune idée) et avons donc dû attendre 1h30 au milieu de nul part. Il a ensuite fallu aider un autre bus (je suppose qu’il a crevé) et récupérer ses passagers. Mis à part ces trois heures de retard le trajet s’est bien déroulé.

S’il y a une ville des Balkans où je vous recommande de partir en city-trip, c’est bien à Belgrade. La ville est plus grande que la plupart de celles que nous avons visité et elle ne manque pas d’attractions touristiques ! Je ne m’attendais pas à grand-chose et quelle surprise ! Je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit en aussi bon état, elle a été bien reconstruite.

L’arrivée à Belgrade est assez sensationnelle. Un nouveau quartier – le Belgrade Waterfront – est en construction au bord de la Sava et rejoint la gare des bus. Financé par les Emirats Arabes Unis, on se croirait presque à Dubaï ! On y trouvera des appartements de luxe, des hôtels somptueux, des parcs et des centres commerciaux, entre autres.

Nous nous sommes dirigés vers la Kneza Mihaila, la plus belle rue de la ville. Depuis là nous sommes allés visiter la forteresse, où l’on est accueilli par des chars et divers armes modernes. La vue est dégagée sur la Sava et sur le Danube. Dans l’enceinte se trouvent plusieurs statues, dont Le Vainqueur, perché sur une colonne grecque. A proximité on peut voir des bunkers datant de la guerre de Yougoslavie. C’est toujours bizarre de voir des vestiges de guerre si récent, on n’est pas habitué.
Nous avons ensuite descendu la fameuse Kneza Mihaila, qui s’est avérée être un très belle découverte. Les bâtiments sont imposants et richement décorés. Belgrade se rapproche des villes que l’on connaît, telles que Vienne ou Budapest. On y trouve de nombreuses boutiques et restaurants.
La Place de La République vaut aussi le détour, elle est connue et nous avons pu assister à la fin d’un concert donné par une fanfare d’hommes en habits traditionnels. C’est la partie de la ville que j’ai préférée. Ce sont des endroits très touristiques pour les Balkans et l’ambiance y est plus décontractée que dans le reste de la ville. L’absence de voiture est très agréable.

Depuis là, rejoignez le quartier Squadarska, qui est plein de jolis restaurants et bars. Il est considéré comme le Montmartre de Belgrade. Les ruelles sont pavées et piétonnes et on y trouve quelques fresques murales. Le quartier se trouve à proximité de la Place de la République donc vous n’avez pas d’excuses pour le manquer !

Plus au sud de la ville, là où il y a moins de touristes, je vous invite à vous rendre devant le ministère de la Défense Yougoslave. Le bâtiment a été détruit par les Américains et il a été laissé tel que, donc à moitié en ruine. C’est d’ailleurs dans la direction de la deuxième plus grande église orthodoxe (après donc celle de Bucarest) du monde, l’église Saint-Sava de Belgrade. Elle est vraiment imposante et l’intérieur est extraordinaire – les murs et le plafond sont couverts de peinture dorée. La visite était libre à notre venue mais l’église ne semblait pas être terminée. En regagnant le centre-ville nous sommes passés devant le très joli parlement, malheureusement accompagné du drapeau russe (les autres pays arboraient le drapeau ukrainien mais les Serbes sont pro-Russes). A proximité se trouve l’église St-Marc, une belle église orthodoxe faite de briques rouges.

Si nous avions eu plus de temps j’aurais aimé me rendre sur l’autre rive de la Sava pour profiter d’une vue sur le centre de Belgrade (c’est d’ailleurs la première photo qui sort sur Google). Cela nous aurait permis de voir le Centralna kula na Starom sajmištu (la sphère centrale de l’ancien Saimisht). Je pense aussi que le Musée de Yougoslavie ainsi que le mausolée de Tito (situés à proximité) valent la peine d’être visités.

Nous avons dormi à la Vila Terazje (33€ la nuit pour 2), idéalement située. La chambre était propre et assez grande. Le rapport qualité/prix est excellent.

Croatie

Ancien membre de Yougoslavie son passé est aussi sombre mais le pays s’est bien reconstruit depuis. La Croatie aura été sans aucun doute le pays le plus touristique que nous aurons visité. Cette fois on ne va pas profiter de la côte, qui est le principal attrait du pays. Cela fait quelques années que je souhaite visiter Zagreb et nous avons donc sauté sur l’occasion. C’était une destination finale idéale pour reprendre un train de nuit (on aurait aussi pu prolonger le voyage jusqu’en Slovénie et prendre le train à Ljubljana mais j’y suis allée six mois plus tôt).

La monnaie officielle est encore le kuna (HRK) mais plus pour longtemps car le pays va passer à l’euro début 2023. Le pays fait donc partie de l’Union européenne et on y parle le croate.

Zagreb

Depuis Belgrade, nous avons pris un FlixBus à 7:40, le trajet dure six heures. Les billets s’achètent en ligne pour 23CHF. Il y a de quelques connections entre les deux capitales chaque jour. Le trajet se passe bien mais les paysages n’ont rien d’exceptionnels.

Le premier détail que l’on remarque en arrivant à Zagreb est son architecture Austro-hongroise. Les bâtiments sont beaux, imposants et colorés. La Place Ban-Jelačić en est le parfait exemple. Nous sommes ensuite allés nous balader aux alentours de la très belle cathédrale de Zagreb (malheureusement cachée par des échafaudages). C’est dans cette zone que se trouvent de nombreux bars, l’atmosphère y est festive. Nous sommes ensuite montés en direction de l’église Saint-Marc, que j’attendais de voir depuis un certain temps. Son toit décoré en fait tout son charme. Depuis la tour Lotrščak nous sommes redescendus en ville (la descente offre une belle vue sur la ville). C’est vers cette tour que se trouve la célèbre Musée des relations rompues. Nous avons ensuite parcouru le centre-ville, avec la charmante rue Ilica.

En direction de la gare se trouve un triple parc : les parcs Zrinjevac, Josipa Jurja Strossmayera et le King Tomislav Square. Les bâtiments alentours sont très beaux (tout comme la gare) et dans le parc le plus au nord on peut admirer le poste météorologique.

Finalement je pense que Zagreb est l’une des villes que nous avons le moins aimée. Elle est jolie mais n’a rien d’extraordinaire, je préfère largement Split ou Dubrovnik. Mais je suis contente d’y être allée et elle reste un bon point de départ pour se rendre aux Lacs Plitvice.

Lacs Plitvice

J’ai pris un FlixBus depuis Zagreb, le trajet dure 2h20 et les bus réguliers. Les billets s’achètent en ligne et il faut compter 32CHF pour l’aller-retour. A l’aller j’ai pris le bus de 6:45 et celui de 16:15 pour le retour. Je vous recommande aussi de réserver les billets d’entrée en ligne, le nombre de places étant limité. L’entrée coûte 300HRK par adulte en été (200HRK pour les étudiants) et le bus s’arrête aux deux entrées (mais l’arrêt proposé par FlixBus à la réservation correspond à l’entrée 2).

Ce parc national est très réputé pour ses nombreuses cascades et son eau turquoise. Vous entendrez souvent dire que l’été est la pire saison pour visiter le parc en raison de ses trop nombreux visiteurs. Et c’est malheureusement vrai. Le parc est vraiment joli et c’est agréable de s’y promener mais les bouchons humaines (dus aux selfies des autres) en gâchent le plaisir. Mais bon, nous étions en Croatie en été, donc nous avons visité les lacs en été !

Plusieurs circuits sont proposés, vous pouvez demander à l’entrée lequel correspond à vos envies et votre temps sur place. Je disposais pour ma part de sept heures et on m’a orienté vers le parcours H. Il est relativement complet et limite les marches “inutiles” (remplacée mais un bus et un bateau). J’ai apprécié pouvoir voir les lacs supérieurs et inférieurs.

Le parc est très bien protégé (il est interdit de sortir des sentiers ou d’aller se baigner) et on y trouve donc de nombreux petits animaux (poissons, libellules, papillons et même écrevisses !) et des canards.

Retour

Nous avons pris le train de nuit à Zagreb pour Munich (opéré par OBB, 69.90€ pour une couchette) qui partait à 21:27 pour arriver à 6:30 (7:45 dans notre cas), puis un car pour rejoindre Zurich (opéré par PinkBus, 14.90€), départ à 8:00 (oui, il a fallu courir) et arrivée à 10:27. Il existe aussi un train entre Zagreb et Zurich (direct, le même que j’avais pris pour Ljubljana) mais il partait trop tôt pour nous permettre d’aller aux Lacs Plitvice. Nous avons réservé le retour sur TrainLine pour 84.80CHF.
Le train couchettes a vraiment été une bonne expérience. Les lits ne sont pas hyper confortables mais un oreiller ainsi qu’une couverture sont fournis (avec des draps type sac à viande pour ne pas être en contact avec les affaires) et on nous donne de l’eau avec un croissant industriel. Notre retard a surtout été causé par des contrôles de douane, en Slovénie et en Allemagne. Mais nous avons tout de même très bien dormi !

Carnet Pratique

Conditions d’entrée

Etant donné que les conditions peuvent changer à tout moment (de nouveaux pays vont rejoindre l’UE et peut-être Schengen) je vous conseille de vérifier les conditions d’entrée spécifiques à chaque pays avant votre départ. Surtout celles liées au Covid, malheureusement on n’en est toujours pas sorti…

Il est possible de se rendre dans tous les pays mentionnés avec une carte d’identité suisse/française. Le passeport convient aussi (et il sera tamponné au Monténégro, en Bosnie-Herzégovine et en Serbie). Certains pays demandent une validité de 3 ou 6 mois supplémentaire après la sortie du territoire et il faut s’annoncer quand on se rend en Bosnie-Herzégovine et Serbie (les hôtels s’en chargent généralement). Toutes les informations sont données sur Informations par pays – plus de 200 destinations – TCS Suisse pour la Suisse et Conseils par pays/destination – Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (diplomatie.gouv.fr) pour la France.

Les mesures Covid n’étaient plus en vigueur en juillet-août 2022 sauf en Bosnie-Herzégovine où il fallait être en possession d’un pass Covid. Vérifiez avant de partir, la page Où peut-on voyager ? Restrictions de voyage par pays | KAYAK liste les différentes restrictions d’entrée par pays.

Transports

Etant donné qu’aucun pays ne fait partie de l’espace Schengen, le passage à la douane peut prendre du temps (il faut présenter sa carte d’identité/passeport à la sortie et à l’entrée de chaque pays) donc il est récurrent que les cars arrivent en retard, mais dans notre cas cela n’a jamais dépassé 1h30 (sauf une fois mais le problème venait de la compagnie de bus). Evitez tout de même de prévoir plusieurs trajets qui s’enchaînent si vous devez passer une douane, il serait dommage de manquer la correspondance. Prévoyez toujours de la marge.

Voici la liste de tous nos trajets (la fréquence est journalière) :

DépartArrivéeOpérateurPrixDuréeHoraireFréquence
SuisseMunichTrainLine29.90€9h21:00-6:03~9
MunichBucarestLufthansa89CHF2h9:00-12:0010 (2 directs)
BucarestBrasovCFR Calatori44.15RON2h228:06-10:2817
BrasovZarnestiRegio Calatori5.50RON40′8:10-8:5014
ZarnestiBrasovRegio Calatori5.50RON50′20:21-21:1114
BrasovBucarestCFR Calatori44.15RON2h238:45-11:0819
BucarestSofiaFlixbus15.50CHF6h3023:30-6:001
SofiaSkopjeKaleia26€4h407:00-11:401
SkopjePrizrenVector Travel Group9€2h3016:00-18:301
PrizrenSkopjeVector Travel Group9€2h309:00-11:301
SkopjeOhridMakedonija Soobrakaj13-16€3h16:00-19:0011
OhridTiranaFlixBus (EuroBus)16CHF2h458:00-10:451
TiranaBerat500ALL2h3011:00-13:30toutes les 30´
BeratTirana500ALL2h3011:00-13:30toutes les 30´
TiranaKotorOld Town Travel 27.50€6h8:00-14:002
KotorMostarLaltovic/Centrotrans27.30€4h407:40-12:202 (un de nuit)
MostarSarajevoRailways14.10KM1h596:36-8:353
SarajevoBelgradeFlixBus26CHF9h1521:00-6:151
BelgradeZagrebFlixBus19.50CHF6h7:40-13:402
ZagrebLacs PlitviceFlixbus16CHF2h156:45-9:006
Lacs PlitviceZagrebFlixBus16CHF2h2216:15-18:374
ZagrebMunichTrainLine (OBB Nightjet)69.90€9h0221:27-6:291
MunichZurichTrainLine (PinkBus)15.99€3h308:00-11:306

Logements

Les hébergements sont extrêmement bon marché dans les Balkans. Nous avons donc alterné entre hostels et hôtels 4 étoiles ! Certains B&B ou chambres d’hôte étaient vraiment médiocres (je ne les ai pas mentionnés dans l’article) donc pour éviter tout problème favorisez les logements dès 15CHF par personne et par nuit ou les auberges de jeunesse. Sinon les hôtels 3-4 étoiles ont un bon standing.
Pour économiser je vous conseille de réserver les hébergements sur Booking, où le programme de fidélité Genius offre de nombreux rabais, surclassement et déjeuners offerts ! De plus, l’option annulation gratuite est très fréquente.

Les prises sont les mêmes que dans le reste de l’Union européenne.

Gastronomie

La nourriture que l’on trouve dans les Balkans est très variée. On trouve différents types de goulash, des (vrais) kebabs et surtout de Börek (les meilleurs sont ceux aux épinards !). Dans les pays musulmans la viande est halal et on trouve beaucoup de bœuf, ailleurs il y a surtout du porc. On retrouve aussi de nombreuses spécialités grecques avec beaucoup de concombres, feta et tomates.

J’ai beaucoup aimé la nourriture en général et vous verrez que les restaurants typiques sont plus que bon marché.

Argent

Les cartes sont très bien acceptées en Roumanie, Bulgarie et Croatie. Ailleurs elles le sont régulièrement mais il vaut mieux avoir du cash avec soi. Prévoyez toujours du cash pour payer les cars, bus ou taxis, on paie généralement au chauffeur quand le bus est déjà parti.
Les euros sont acceptés dans tous les pays visités et pratiquement partout. Cependant le taux de change est généralement désavantageux.
Pour changer ou tirer de l’argent, le taux est souvent plus avantageux que chez nous.

Santé

Il n’y a pas grand-chose à dire dans cette rubrique, on retrouve les mêmes désagréments dans toutes l’Europe. Les moustiques ne sont pas dangereux mais il faut se méfier des tiques. L’eau est potable partout (sauf peut-être dans les coins reculés de l’Albanie, demandez à votre hôtel).

Il y a un décalage horaire en Roumanie et en Bulgarie (+1h par rapport à la Suisse). C’est facile de s’adapter et demande peu de temps.

Bilan

Je ne peux que vous conseiller de voyager dans les Balkans. C’est intéressant de comprendre l’histoire de ces nations et permet de briser les clichés qui collent à la peau des gens originaires de ces pays. C’est super agréable de visiter des pays encore peu touristiques et de ne pas trop dépenser sans faire attention au budget. En bref, j’ai adoré ce voyage.

Budget

Nous sommes donc partis 18 jours dans les Balkans pour moins de 1400CHF par personne. Les Balkans sont des pays très bon marché, nous n’avons pas fait très attention à notre budget et il reste relativement limité. Il serait très facile de le réduire en mangeant moins au restaurant et en favorisant les auberges de jeunesse et hostels.

Avion : 89CHF
Transports hors Balkans : 125CHF (train pour Munich, train de nuit et bus pour Zurich)
Transports : 280CHF
Hébergement : 340CHF
Nourriture : 300CHF
Excursions : 185CHF
Total : 1319CHF

Guides

Pour préparer ce voyage j’ai utilisé deux guides, le Lonely Planet Roumanie et Bulgarie (4ème édition) et le Lonely Planet Western Balkans (3ème édition) qui n’est à ce jour disponible uniquement en anglais. Sinon il est possible d’acheter le guide chaque pays mais cela revient à cher et prendre avec soi 8 guides est un peu encombrant…
Ces guides sont comme d’habitude au top mais celui sur la Roumanie et la Bulgarie date de 2017 donc mériterait une mise à jour. Celui sur les Balkans n’est pas le mieux adapté pour visiter les villes (je préfère l’édition “en quelques jours” mais il n’en existait aucun à mon départ).

Coups de cœur

Le voyage dans son ensemble aura été l’un des meilleurs de notre vie. Ces pays encore épargné par le tourisme sont magnifiques et historiquement très riche. Ils sont proches et pourtant le dépaysement est très marqué ! Le top 10 de mes endroits préférés est :

  1. Brasov et l’excursion pour aller voir les ours
  2. Ohrid
  3. Berat
  4. Prizren
  5. Sofia
  6. Mostar
  7. Bucarest
  8. Kotor
  9. Sarajevo
  10. Lacs Plitvice

La partie nature était très restreinte car c’est compliqué d’aller hors des sentiers battus sans véhicule. Mais nous avons quand même pu profiter des paysages lors des trajets en bus.

J’ai moins aimé Tirana et Zagreb qui sont moins charmantes et possèdent moins d’attraits touristiques que les autres villes que nous avons visitées.

Conclusion

J’espère que c’est article vous aura convaincu de partir en voyage dans les Balkans. Cette région est encore méconnue et a encore une culture bien à elle. Les villes sont très intéressantes et on y trouve des endroits vraiment magnifiques.
J’ai adoré ce voyage, du début à la fin. J’espère qu’il en sera de même pour vous !