Costa Rica : à la recherche d’une faune d’exception

Le Costa Rica, c’est un petit pays de 51’100 km2 pour environ 5 millions d’habitants situé en Amérique centrale, entre le Nicaragua et le Panama. Malgré sa petite taille, il possède l’une des plus grandes biodiversités au monde, que l’on peut observer dans les nombreux parcs nationaux du pays. Le Costa Rica est aussi connu pour ses plages de rêve, ses volcans et est le pays le plus sûr de la région. Ce pays se veut très écolo, il a par exemple abandonné son armée pour préserver la nature et est en avance en terme de réduction d’émissions par rapport au reste de l’Amérique latine.

Mon copain et moi y avons passé 2 semaines extraordinaires en août 2021, en se déplaçant en transports publics et en ne voyageant qu’avec nos sacs à dos. Il faut savoir que la saison sèche se tient de décembre à avril et la saison des pluies devient plus importante en août et surtout septembre. Cela réduit le nombre de touristes et facilite l’observation de nombreux animaux. Là-bas le soleil se lève aux alentours de 5:00 pour se coucher vers 17:00, il est donc intéressant de se lever tôt pour profiter du soleil (avant la nuit certes, mais aussi avant la pluie!). Nous avons sept heures d’avance sur le Costa Rica et on y parle espagnol.

Itinéraire

Pour notre voyage, nous avons sélectionné les parcs avec une riche biodiversité. Nous n’avons pas spécialement profité des plages et donc n’avons certainement pas vu les plus belles. De manière générale, on peut diviser les voyages au Costa Rica en un circuit sud et un circuit nord. Nous voulions combiner les deux pour se faire une bonne idée du pays. Ce tour nous a donc pris 15 jours, nous n’avons pas passé beaucoup de temps à chaque endroit mais cela nous semblait suffisant.

Jour 1 : Voyage jusqu’à San José
Jour 2 : Santa Elena
Jour 3 : Monteverde
Jour 4 : Ecocentro Danaus (Arenal)
Jour 5 : Tortuguero
Jour 6 : Tortuguero
Jour 7 : San José
Jour 8 : Carara et le Pont des Crocodile
Jour 9 : Manuel Antonio
Jour 10 : Marino Ballena
Jour 11 : Bahìa Drake
Jour 12 : Corcovado
Jour 13 : Isla del Caño
Jour 14 : San José
Jour 15 : San José
Jour 16 : Retour en Suisse

Départ

Nous avons voyagé avec Lufthansa, avec un premier vol Zurich – Francfort, puis Francfort – San José. Nous avons payé nos billets 730CHF sans valise mais avec une réservation de sièges sur les vols transatlantiques. Une autre compagnie qui peut proposer des prix intéressants est Iberia avec une escale à Madrid.
Un vol international arrivera très certainement à San José, capitale du Costa Rica.
Le premier vol durait moins d’une heure et le second environ 12 heures. Tout s’est bien passé, Lufthansa est une bonne compagnie aérienne.
Pour profiter des meilleurs tarifs, j’utilise le comparateur de vols skyscanner. Pensez aussi que les prix baissent du mardi au jeudi (autant pour la réservation que pour les dates des vols).

Modalités d’entrée

Les citoyens suisses, belges et français n’ont pas besoin de visa mais doivent avoir un passeport en cours de validité et pour encore au moins 6 mois après la sortie du pays. Il faut aussi être en possession d’une preuve de sortie. Un visa n’est pas requis pour un séjour inférieur à 90 jours.
Nous y sommes allés pendant le Covid, il fallait alors remplir un formulaire en ligne et soit être vacciné (2 doses), soit avoir une assurance particulière pour toute la durée du séjour. Vous trouverez les informations mises à jour sur visitcostarica.

San José

Passage obligatoire lors de tout séjour au Costa Rica, la capitale abrite près de 2 millions d’habitants, soit environ 40% de la population du pays.
Si vous arrivez depuis l’aéroport SJO, vous pouvez rejoindre le centre-ville en taxi, Uber ou bus public. Un Uber vous coûtera environ 10$ et 5$ pour le bus. Si vous arrivez en heure de pointe, le trajet pourra facilement durer 1h30 au lieu des 35 minutes habituelles.
A San José il n’y a rien d’extraordinaire à voir, mais le Teatro Nacional, la Plaza de la Cultura et la Plaza de la Democratia sont sympas à voir.
Même si on ne s’y sent pas en danger, c’est l’étape où je me sentais le moins en sécurité.

Nous avons fait trois passages par la capitale, dans trois hôtels différents, à savoir l’Hostel Casa del Parque, l’Hostel Shakti, et l’Hotel Colonial. Ils sont tous très bien situés et accueillants. Les deux premiers sont des hôtels pour petits budgets (environ 30CHF par nuit pour deux adultes), l’Hotel Colonial se situe aux alentours des 80CHF mais à un bien meilleur standing.

Santa Elena / Monteverde

Le parc national de Monteverde a été l’un de nos préférés. Sa faune et flore sont d’une richesse incroyable et son écosystème est unique. On y trouve des végétaux qu’on ne verra nulle part ailleurs, idem pour les oiseaux. La région est très humide et il pleut beaucoup, mais ça lui confère un charme particulier. Attendez-vous à être trempé et vous passerez un merveilleux séjour ! Le parc est ouvert de 7:00 à 16:00, rendez-vous y le plus rapidement possible pour profiter d’une visite au sec.
Pour se rendre à Santa Elena depuis San José, il faut compter un peu moins de 3 heures en voiture et 5h30 en bus (deux fois par jour, 5$). Nous avons décidé de nous y rendre en navette touristique avec Caribe Shuttle (57$ par adulte) pour être sûrs des horaires et nous laisser le temps de nous adapter à la culture locale. Le trajet a duré 3 heures avec une pauses dans un restaurant au milieu du trajet. La route est totalement praticable.

L’après-midi nous sommes allés faire le parcours Sky Walk de ponts suspendus dans la réserve de Santa Elena. Il faut compter environ 45$ par adulte et 35$ par étudiant, plus 10$ par adulte si on veut un transfert depuis l’hôtel. La région de Monteverde est très humide, il y pleut tous les soirs (dans notre cas c’était dès 10:30-11:00, en pleine saison des pluies), privilégiez le tour le plus tôt possible. Il est supposé durer environ deux heures, mais dans quand on y était un orage a éclaté et on a du se dépêcher de rentrer (après une heure). On a quand même réussi à avoir un demi litre d’eau dans chaque botte ! Le guide était très sympa et le paysage très beau et impressionnant. On se balade au milieu d’une forêt des nuages (c’est un écosystème très spécifique avec une très grande variété d’espèces) et on a pu voir une mygale. Les organisateurs ont été très corrects et nous ont remboursé intégralement le tour à cause de sa durée réduite.

Le lendemain, après avoir retrouvé le soleil, nous nous rendons à la réserve de Monteverde en taxi (10$ par trajet), à prendre au triangle central, devant l’église. L’entrée du parc est de 20$ par adulte / 12$ pour les étudiants et de 20$ supplémentaires pour avoir un guide (minimum 2 personnes) pendant deux heures. Le guide change l’expérience dans le parc, je vous le recommande vivement. Il nous a permis de voir de nombreuses espèces d’insectes et colibris, et surtout un quetzal femelle (dur à voir à cette saison). Il nous a montré une autre mygale dans un muret à l’entrée de la réserve. Nous avons ensuite parcouru d’autres sentiers dans le parc mais il s’est mis à pleuvoir des trombes d’eau et nous sommes rentrés. Si vous voulez voir de nombreuses espèces de colibris, rendez-vous au Cafe Colibri, il y a des mangeoires à l’extérieur.

Sur place, nous logions au Mora’s Place B&B (25CHF la nuit pour 2) où nous avons croisé des singes capucins. L’hôte est très serviable et le (petit-)déjeuner délicieux.
Nous avons dîner au soda La Amistad, leurs casados (plat local composé de riz, haricots noirs/rouges, de la viande au choix/oeufs, de banane et de légumes) sont délicieux!

Arenal / La Fortuna

Pour s’y rendre, nous avons choisi l’option boat-shuttle-boat à 33$ par personne. Vous pouvez réserver sur internet chez différents opérateurs de navettes touristiques mais aussi auprès de votre hébergement. Il y en a 2 par jour. Une navette vient vous récupérer à votre hébergement, vous emmène au bord du Lac Arenal où un bateau nous attend, après la traversée une dernière navette vous récupère et vous emmène où vous voulez aux alentours la Fortuna. Le trajet prend environ 4 heures et c’est l’option la plus rapide sans voiture.

Dans cette région se trouve le parc national du Volcan Arenal et des sources chaudes. Le parc n’étant pas bien desservi par les transports en commun, nous avons décidé de nous rendre à l’Ecocentro Danaus (7:30-17:00) pour y voir des animaux. L’entrée et le tour guidé de 2 heures nous a coûté 18$ par personne (12$ sans le guide) et valait vraiment la peine. La réserve a été reforestée il y a une vingtaine d’années et les animaux sont revenus d’eux-mêmes. Le site n’est pas très grand mais permet de voir des dendrobates fraises (il y a un endroit propice aux batraciens), des caïmans, des paresseux à 3 doigts et pleins d’autres animaux (voir l’annexe des animaux observés à la fin de l’article). Il y a aussi une sphère à papillons. Attention, il n’y a pas de quoi se restaurer sur place et prévoyez de l’anti-moustiques, ces insectes sont particulièrement agressifs ici.
Pour retourner à la Fortuna nous avons commandé un Uber (1630 colones, soit moins de 3$!).

Nous logions à l’Arenal Poshpacker (30$ la nuit) qui a une ambiance sympa avec une grande piscine extérieure. Pas loin de là, je vous recommande vivement d’aller manger un casado au Soda Mima!

Tortuguero

Ce n’est pas pour rien qu’on surnomme ce parc “la petite Amazonie”. Avec ses magnifiques plages qui accueillent la ponte de quatre espèces de tortues, ses canaux qui abritent une vie très riche et son emplacement qu’on ne peut rejoindre qu’en bateau ou avion, c’est endroit qui a tout pour plaire.
Pour y arriver, nous avons encore réservé avec Caribe Shuttle, le trajet coûte 59$ et la navette part aux alentours de 6:00 (il n’y en a qu’une par jour). Le trajet était coupé en 2, la première partie on a partagé la navette avec une excursion pour faire du rafting, la deuxième pour aller prendre le bateau à La Pavona. Entre les 2, on nous a offert un délicieux (petit-)déjeuner typique au départ du rafting. Depuis la Pavona, il y a encore environ une heure en bateau avant de rejoindre le village de Tortuguero, mais il est possible de voir des crocodiles, caïmans, singes et surtout beaucoup de reptiles et oiseaux pendant ce trajet.
Nous voulions réserver deux tours : le premier pour aller voir la ponte des tortues marines (2 heures, 25$) et une visite du parc en bateau électrique (35$ + 15$ de frais d’entrée au parc à acheter en ligne). Nous sommes passés par l’Asociaciòn de Guìas de Tortuguero qui se situe au pied de l’embarcadère.

Le tour d’observation des tortues marines nous a permis de voir trois tortues vertes, dont une en train de pondre. Des “guetteurs” sont présents sur la plage pour nous indiquer les tortues que l’on peut venir observer de plus près (on ne peut pas s’approcher des espèces menacées) et à quel moment (on ne peut pas assister aux deux premières phases de la ponte, au risque de faire fuir la tortue avant qu’elle ait pu laisser ses œufs). Ces tours sont très respectueux des animaux et de l’environnement, bien que l’on soit nombreux et très proche de la tortue, on ne la dérange pas et ces visites permettent de limiter le braconnage. Les 25$ sont utilisés à bon escient pour aider à la sauvegarde des espèces.

Le lendemain matin nous sommes allés faire le tour en bateau électrique. Je vous recommande de prendre un bateau peu bruyant pour ne pas effrayer les animaux et pouvoir les voir au plus près. Il est aussi possible de louer des canoës et de parcourir les canaux en plus petit groupe avec un guide. Le tour durait environ 2-3 heures et nous a permis de voir énormément d’animaux. Ce parc est surtout riche en reptiles : basilics verts, iguanes, caïmans et tortues y sont abondants. Nous avons aussi eu la chance de voir des paresseux à deux doigts actifs, des singes hurleurs et araignées ainsi que de nombreux oiseaux. Vous pouvez vous rendre dans le parc de 6:00 à 16:00 et il ferme à 18:00.

Après le tour en bateau, nous sommes allés manger avant de nous rendre dans le parc à pied (l’entrée est valable toute la journée). L’entrée se situe tout au sud du village, et la randonnée a durée 2-3 heures. Le sentier longe la plage, mais il est aussi possible de passer par la plage (et de voir des œufs de tortues éclore, selon la saison). Le sentier étant parcouru par de nombreuses colonies de fourmis coupe-feuilles, faites attention où vous posez vos pieds ! Nous avons eu le privilège de voir un grand ara vert (normalement présents de décembre à avril) dans un arbre. Pour le repérer, nous avions entendu des coques de fruit tomber, puis ses cris ! Nous avons aussi croisé divers oiseaux, crabes et (énormes) araignées. Après avoir entendu des branches bougées, nous nous sommes approchés pour nous retrouver nez à nez avec deux singes araignées en train de se battre (pour jouer), qui ont ensuite décider de nous courser (photo du milieu sur la première ligne) ! Nous sommes partis rapidement et ils sont partis ailleurs (ouf !).
Le sentier (El Jaguar) est un cul de sac, il est long de 2.5km. Nous y étions en fin de journée et durant la basse saison, nous avons croisé moins de 10 personnes. Il permet de découvrir un autre aspect de parc.

Nous avons logé à La Casona de Tortuguero pour 2 nuits (61CHF). La chambre était confortable mais il y faisait très chaud, on y trouvait parfois un gecko. La plage est à deux minutes à pied et les tenanciers sauront répondre à tous vos conseils.
Les restaurants sont assez similaires les uns des autres, ça donne une impression de parc d’attractions. Pour manger un casado caraïbéen, rendez-vous au Soda Doña Marìa (7$ le plat).

Parc national de Carara, le Pont des Crocodiles et Jaco

Ce parc plus méconnu fait partie des rares endroits où vous pourrez observer des aras rouges. A moins de cinq minutes de voiture (direction San José) se trouve le Pont des Crocodiles, réputé pour ses énormes reptiles que vous pourrez découvrir juste au-dessous.
Pour s’y rendre, nous avons pris une navette de Tortuguero à San José (où nous avons passé la nuit) avec Caribe Shuttle (59$, une fois par jour à 11:00). Le trajet a duré 5-6 heures et on a dû changer de navette au milieu, ce qui nous a permis de manger (le bus s’arrête à un restaurant ou à une sorte d’aire d’autoroute). Le lendemain matin nous avons pris le bus direction Quepos (tous les bus se rendant plus au sud sur la côte pacifique feront l’affaire) (9$), il faut alors demander au chauffeur de s’arrêter à l’entrée du parc. Il n’y a pas d’autres moyens de s’y rendre en transports publics.
Le parc ouvrait à 9:00 (8:00-16:00 en haute saison) et nous étions la Journée du parc (24.08) donc l’entrée était gratuite (comptez habituellement 10$). On peut déposer ses sacs vers les caisses. A l’entrée vous pouvez prendre un guide (le prix normal est de 20$ par heure et par personne, demandez à voir les papiers officiels du guide, certains se font seulement passer pour des guides). Le nôtre était très bon, quand nous y étions il venait de pleuvoir et le parc était pleins de petites grenouilles mais les aras n’étaient pas là. Nous avons aussi vu un agouti, des iguanes, un colibri, des chauves-souris et entendu des toucans. Le guide nous avait promis que si nous ne voyions pas les aras il nous emmènerait à Jaco où il les avait vus récemment.

Nous lui avons d’abord demandé de nous emmener au Pont des Crocodiles, on a pu y observer une petite dizaine de crocodiles américains (ils font partie des plus grands reptiles du monde) ! Une fois à Jaco, nous avons pu voir une spatule rosée, des singes hurleurs et trois splendides aras rouges.
Nous avons ensuite repris le bus depuis Jaco pour rejoindre Quepos (environ 5$ pour deux heures). Renseignez-vous pour les horaires (nous avions demandé à la gérante d’un soda) car les bus sont peu fréquents et l’arrêt de bus est assez isolé.

Manuel Antonio

Manuel Antonio est le parc le plus populaire du pays. Sa superficie plutôt limitée n’aide pas à fluidifier le flot de touristes. Le parc est fermé les mardis, sinon il est ouvert de 7:00 à 16:00 (je vous recommande de vous y rendre le plus tôt possible pour éviter la foule). L’entrée est à 16$ par personne.
Depuis Quepos, un bus assure une liaison régulière (toutes les 30 minutes en journée) pour se rendre au parc, le trajet revient à moins d’un dollar. L’entrée s’achète en ligne. Vous pouvez réserver à l’avance ou sur place, il n’y a pas de wifi mais un ordinateur est mis à disposition (mais il peut y avoir un peu d’attente). Pour réserver il faut indiquer son numéro de passeport (garder le sous la main). Il y a des quoi se restaurer dans le parc mais les prix y sont relativement élevés. Si vous avez un cadenas, des casiers à l’entrée vous permettrons d’y déposer vos sacs.
Bien que nous ayons visité ce parc durant la basse saison, il n’y avait pas un endroit sans personne. Le monde était tolérable mais ne facilite pas l’observation de la faune.
Mine de rien, les plages sont magnifiques (même si dans notre cas le soleil était plutôt absent) et la faune abondante. Nous avons vu beaucoup de Bernard l’Hermite sur les plages, des capucins moines et singes hurleurs, un agouti et quelques Morpho bleus. En fin de journée nous avons croisé plusieurs paresseux à 3 doigts (suivez le regard des gens qui observent un animal, il est très dur de les spotter seul). Le parc est aussi rempli de crabes en tous genres et d’iguanes noirs.

Après avoir parcouru le parc pendant environ cinq heures, nous avons repris le bus pour Quepos avant de partir à Uvita. Comptez deux heures et 4$, il y a quatre bus par jour et le dernier part à 16:00 (s’il est à l’heure).

Nous avons dormi à la Villas Jaquelina (38CHF) qui est à dix minutes à pied du centre ville. Les salles de bains sont communes et se trouvent à l’extérieur (il est donc facile de rencontrer des insectes et gecko en chemin) mais les chambres sont jolies.

Marino Ballena

Ce parc, moins fréquenté, est réputé pour l’observation des baleines à bosses et autres animaux marins et pour sa plage en forme de queue de baleine.
C’est ici que nous avons vu la plus belle plage de notre voyage : sable blanc, palmiers et aras rouges rendent l’endroit sublime. Pour voir les animaux marins, des tours sont organisés mais nous avons préféré rester sur la terre ferme dans ce parc (vous comprendrez pourquoi dans le chapitre sur le Corcovado). Il est également possible de faire du snorkeling. L’entrée du parc est à 6$.
Les plages étaient pratiquement désertes, mais peuplées de petits crabes. Et qui dit crabes dit ratons crabiers ! Nous en avons vu plusieurs. Sachez cependant qu’ils ont tendance à craindre l’homme (il est impossible de les approcher). Nous avons aussi pu observer (et surtout entendre !) des aras rouges.

Pour rejoindre la gare des bus, nous avons demandé à un guide à l’entrée du parc de nous appeler un taxi (je ne pourrais plus vous dire le prix mais c’est un tarif raisonnable).

Nous logions à Uvita, à 20 minutes à pied de l’entrée du parc, à la Yubarta Lodge (19CHF). Les chambres sont correctes et les salles de bains communes à l’extérieur. Pour l’anecdote, dans l’une des toilettes nous avons croisé une gigantesque sauterelle de plus d’une vingtaine de centimètres!
Nous avons soupé au Restaurante y Pizzería La Fogata, qui était délicieux (environ 10$ le plat) et déjeuné au Que Tuanis Café, où les (énormes) pancakes et milkshakes sont à tomber (2500 colones chacun)!

Penìnsula de Osa

Lorsque j’organise un voyage, j’essaie toujours de garder le meilleur pour la fin. Ici, c’est un euphémisme. N’avez-vous jamais rêvé de randonner en plein milieu d’une jungle ? De découvrir le parc abritant l’une des plus grandes biodiversités du monde (par rapport à sa superficie) ? Alors venez visiter la Penìnsula de Osa ! Vous ne serez pas déçus.
Il existe deux principaux point d’entrée au parc national du Corcovado : Bahìa Drake et Puerto Jiménez. Nous avons choisi la première option car elle nous semblait plus accessible, plus jolie et nous permettait facilement de nous rendre au poste de La Sirena (dans le parc) aisément. C’est dans cette région que l’on a le plus de chance de rencontrer un tapir de Baird (cousin du rhinocéros, cette espèce est en voie d’extinction).
Donc pour se rendre à Bahìa Drake, il faut d’abord prendre un bus pour Sierpe. Renseignez-vous auprès de votre hébergement pour les horaires, mais sachez que depuis Sierpe il faut prendre un bateau pour Bahìa Drake, et il n’y en a que deux par jour, à 11:30 (15$) et à 16:30 (20$). Le trajet en bus dure environ deux heures et coûte environ 6$. A Sierpe, il y a de quoi se restaurer en attendant le bateau. C’est aux alentours du restaurant que vous pourrez contacter la personne responsable des colectivos, en lui donnant votre nom et hébergement. Le billet se paie en cash (colones ou dollars) à bord. Garder un œil sur le fleuve, nous avons eu l’occasion de voir un crocodile américain ! Le trajet dure environ une heure, on suit le fleuve Sierpe pour rejoindre l’océan Pacifique. Le trajet est joli, vous apercevrez des mangroves et la jungle. Une fois arriver, il faudra rejoindre la plage à pied (on sort dans l’eau).

Le village est peuplé d’aras macaos, toucans de Swainson, différents reptiles, … Cet endroit vaut vraiment le détour. Néanmoins, cette zone a tendance à être très humide et le beau temps y est plutôt rare.

Nous étions à l’hôtel Martinas Place, qui est parfaitement correct (115$, trois nuits). Vous verrez sûrement des aras rouges et des toucans de Swainson survoler l’hôtel, ou posés dans les arbres alentours. Nous avons testé divers restaurants, tous se valent.

Corcovado

Le premier jour sur place, nous sommes allés dans le parc national du Corcovado. Pour aller dans le parc, il faut obligatoirement être accompagné d’un guide certifié. Nous avons réservé notre tour avec Pacheco Tour, l’excursion revient à 95$ et dure huit heures, ce qui nous permet de rester un peu plus de quatre heures dans le parc (le trajet en bateau pour s’y rendre dure environ deux heures). Le guide parle anglais.
Nous avions rendez-vous sur la plage de Bahìa Drake à 6:00, avant d’embarquer nous pouvions nous servir de thé/café. Nous prenons donc un premier bateau (à rejoindre à pied) qui nous emmène vers un autre bateau (plus grand). Le transfert se fait en mer. Nous voilà parti pour plus d’une heure de trajet, attention l’océan peut être agité et donner le mal de mer. Il faut savoir que dans cette région, il est très probable de voir des baleines à bosse entre juillet et novembre, ainsi qu’entre décembre et avril. Nous avons croisé une mère et son petit, que nous avons pris le temps d’aller voir de plus près. C’est assez incroyable de se trouver si près de ses gigantesques mammifères. Nous avons aussi eu l’occasion de croiser des bancs de dauphins à gros nez (garder l’œil ouvert, le bateau ne va pas s’en approcher ni ralentir pour aller les observer). Arrivés à proximité du parc, nous reprenons un plus petit bateau qui nous rapprochera de la plage, avant de la rejoindre une fois encore à pied. En août 2021, il n’y avait pas encore de toilettes à l’entrée du parc, mais étaient en construction. Que la randonnée commence !
A peine débarquer sur la plage, nous croisons déjà la route de quelques pécaris à collier! Et nous allons recroiser ce troupeau à quelques reprises sur le premier sentier. A l’entrée du parc, nous avons d’abord pris le chemin de droite. Avec mon copain, nous voulions absolument voir un toucan et un des coatis car nous n’en avions pas encore vus (j’avais seulement pu entrapercevoir deux toucans – un de Swainson et un à carène – depuis le bus) et ils font partie des animaux endémiques du pays. C’est ainsi que nous avons eu le privilège de croiser un toucan de Swainson après avoir marché environ dix minutes dans le parc ! Peu de temps après, nous avons (re)vus des énormes sauterelles, puis des aras rouges en compagnies des fameux singes écureuils (ils sont peu présents dans le pays et en voie d’extinction). Nous avons pu les voir de très près, ainsi qu’un singe araignée avec un petit.

Nous sommes ensuite revenus sur nos pas, pour rejoindre le sentier à la gauche de l’entrée, qui mène à la station de Sirena. Nous avons ainsi pu rapidement nous restaurer et avions accès à des toilettes. Il y avait sur la cabane une énorme araignée Golden Orb. C’est ici que j’ai eu de la chance car peu de temps avant d’y arriver, nous avions croisé la route d’une colonie de fourmis plutôt agressives (les seules capables de nous dévorer vivants) et en allant remettre mes chaussures j’ai retrouvé l’un de ses soldats planté sur le bord de celle-ci. Sa morsure aurait été extrêmement douloureuse.

Nous avons continué notre chemin, en croisant diverses dindes (il y en a plusieurs espèces au Costa Rica), des singes hurleurs et araignées, un agouti et beaucoup de boue. Nous avons rejoint la plage pour aller voir des tapirs de Baird en train de dormir. Nous les approchions par groupe de deux, bien que nous soyons très près, ils ne semblaient pas remarquer notre présence. Ça a été l’un des moments forts de notre voyage.

Alors que nous allions retourné sur nos pas pour gentiment rentrer, nous avons rencontré un énorme groupe de coatis ! Il y avait aussi des pélicans bruns et un rapace à proximité.

Nous avons encore rencontré divers singes et oiseaux, ainsi qu’un paresseux à 3 doigts avant de quitter ce merveilleux parc.

Une fois revenu à Bahìa Drake, un repas typique nous a été offert. Nous avons donc parcouru le parc de 8:00 à 12:00, et nous sommes rentrés aux environs de 14:00. Notre groupe était composé d’une dizaine de personnes. Un en-cas nous a été servi dans le bateau au retour. Le guide était très performant, autant pour voir les animaux que pour nous renseigner sur le comportement des espèces. Ce parc a été notre coup de cœur des vacances.

Tour de nuit

Si vous êtes prêts à sortir de votre zone de confort en rencontrant serpent, araignées et batraciens, c’est à faire absolument lors de votre séjour au Costa Rica. Pratiquement tous les parcs/réserves en proposent mais les animaux peuvent varier suivant sa localisation. Nous avons fait ce night tour avec Pacheco Tour. L’excursion dure deux heures et coûte 45$. Nous l’avons fait le soir après la randonnée au Corcovado. Le tour débute à 18:30 et dure trois heures. Si vous n’avez pas de bottes de pluie, on vous en fournira ainsi qu’une lampe de poche, car le tour consiste en partie à remonter une rivière(!). Nous n’étions que quatre, en plus du guide, à participer à cette balade.
Nous nous sommes donc baladés au sud-est de Bahìa Drake, en remontant dans un premier temps une rivière. Cela nous a permis d’observer quelques grenouilles, beaucoup de grosses araignées venimeuses et de nous retrouver nez à nez avec un grand serpent qui se laissait porter par le courant (donc il nous arrivait dessus à pleine vitesse !). Heureusement, il n’était pas dangereux (au Costa Rica, le fer-de-lace est relativement répandu et son venin est mortel). Nous avons également croisé la route d’un gigantesque phasme !

Le but de ce tour est surtout de voir différentes grenouilles. Le guide va donc explorer les feuilles pour en dénicher.

Nous avons aussi pu voir deux mammifères différents, un opossum et une sorte de souris.

L’expérience est intéressante mais je n’étais vraiment pas à l’aise face à toutes ces araignées et insectes. En effet, en remontant la rivière et en suivant un sentier dans la jungle nous étions en contact avec des feuilles, lieu où peuvent facilement se trouver des araignées. Je recommande quand même l’expérience (même si la fin a été un soulagement pour moi !).

Snorkeling à Isla del Caño

Nous avons donc encore une fois réservé avec Pacheco Tour. L’excursion nous a coûté 85$ pour environ sept heures. Le départ a lieu à environ 7:15, avec à nouveau thé/café offerts. De plus, des snacks et le repas de midi sont compris dans le prix (le dîner se tient dans un soda au sud de la ville).
Le mois d’août n’est pas la meilleure saison pour le snorkeling, les pluies abondantes ont tendance à réduire la visibilité (surtout près des côtes). Mais comme l’île est éloignée des terres, l’expérience reste agréable. Nous prenons donc encore une fois un bateau, mais cette fois il n’y a pas de transferts à effectuer. Le trajet durait cette fois-ci environ une heure, et nous avons à nouveau croiser la route d’une baleine à bosse et de son petit.

Malheureusement, nous n’avons pas eu l’occasion de voir beaucoup d’animaux ce jour-là, mais nous avons pu profiter de la vue des magnifiques coraux. Il y avait de nombreux poissons tropicaux, certes, mais il est possible de croiser la route de requins, tortues marines et raies. Nous n’avons rien vu de tout cela, ni entendu le chant des baleines. Pendant l’excursion nous allons nager à deux spots différents pour varier les espèces (dont celui avec les requins), mais dans notre cas la visibilité était trop mauvaise. Bien que nous n’ayons pas eu de chance, j’ai quand même apprécié cette expérience et vous la recommande.

Au retour, nous avons presque immédiatement croisé un autre groupe de baleines (à nouveau une mère et son petit), accompagné de dauphins en train de chasser (nous ne les voyions donc pas très bien). Mais ce groupe-là était différent, le petit a voulu jouer “avec nous”. Il a donc sauté plusieurs fois, à agiter sa queue et ses nageoirs ! Ce spectacle était époustouflant !

Pour retourner à San José, annoncez à votre hôtel quel colectivo vous prendrez (départ à 7:15 et à 14:30). Le premier coûte 15$ et le second 20$. Vous paierez à nouveau à bord. De retour à Sierpe, vous pouvez prendre un bus (moins d’un dollar, 40 minutes) ou un taxi colectivo (10$ par personne) pour rejoindre Palmar Norte, où nous avons pris le bus pour San José (10$, 4-5h30). Vous pourrez vous restaurer sur place et achetez vos billets de bus. Pour San José, deux routes sont possibles : la première longe la côte Pacifique, la deuxième passe par le centre du pays et la Cordillère de Talamanca. On nous a assigné à la deuxième option. Le trajet contient plusieurs pauses pour se restaurer et les paysages sont magnifiques, on y croise de nombreuses éoliennes.

Retour

Nous avons encore passé deux jours à San José avant de reprendre l’avion. Nous avons rejoint l’aéroport en Uber et si vous devez être à l’aéroport en début ou en fin de journée, prenez de la marge car les embouteillages sont importants.
Nous avons à nouveau voyagé avec Lufthansa et les vols se sont bien passés. Mais soyez vigilants, car nous avions du retard avec notre premier vol, ce qui nous a laissé moins d’une heure pour changer d’avion. Le passage à la douane et les contrôles ont failli nous faire manquer notre deuxième vol !

Carnet pratique

Logements

Le (petit-)déjeuner est souvent inclus mais n’est disponible qu’à partir de 8-9:00 (heure où nous étions déjà partis!). Vous en trouverez pour tous les budgets et même les établissements de premiers prix sont corrects. Le seul problème que nous ayons rencontré est de faire la lessive. Nous n’avions que quelques vêtements avec nous et donc devions les laver régulièrement. Or, avec l’humidité constante, les habits étaient impossibles à faire sécher et les chambres devenaient d’autant plus humides. De plus, au Costa Rica il n’y avait pas de bouchon pour fermer l’évier. Les prises sont similaires à celles qu’on trouve aux Etats-Unis.

Transports

De manière générale, le sud du pays est mieux desservi que le nord. Cela ne veut pas dire qu’il est impossible de rejoindre les destinations souhaitées mais que cela prendra beaucoup plus de temps que si l’on prend une navette touristique. C’était donc l’option qui me semblait la plus rentable pour la première partie de notre circuit, malgré le prix élevé des prestations.
Il existe également quelques vols internes qui permettent d’atteindre rapidement les zones isolées (comme Tortuguero ou Bahia Drake) mais les prix sont élevés et le pays suffisamment petit pour s’en passer.
Pour vérifier les horaires et tarifs, rendez-vous sur thebusschedule.com/cr. Un site plus général et relativement fiable que j’utilise pour organiser mes voyages est rome2rio.
Il n’y a pas de toilettes dans les bus, mais ces derniers s’arrêtent toutes les deux heures environ.

Argent

Les monnaies locales sont les colones et les dollars américains. On utilise ces derniers surtout pour payer un hébergement, l’entrée des parcs et les guides ou toute dépense un tant soit peu importante. Les colones sont surtout utilisés dans les restaurants, bus et taxis. Si les prix ne sont pas affichés en dollars, payez en colones pour éviter de perdre au taux de change. Il sera également parfois préférable de payer les guides en colones (ils vous donneront leur prix en dollars car les touristes ne se servent généralement pas des colones).
Les cartes de crédit sont généralement bien acceptées. Il faudra néanmoins payer par cash dans les bus (les tickets peuvent être achetés au chauffeur) sauf si on achète les billets par avance en ligne (possible avec Tracopa par exemple).
Il n’est pas toujours possible d’aller tirer de l’argent dans les petits distributeurs (la banque refuse le retrait), il faut se rendre dans les banques. Pour éviter de trop gros frais liés à la commission à l’étranger, je vous recommande de prendre une carte de crédit (Revolut par exemple) qui a un taux à 0.0%.

Santé

Les moustiques peuvent être porteurs de diverses maladies (malaria, dengue, etc.). Si vous avez visité un pays à risque pour la fièvre jaune, renseignez-vous, un vaccin peut être exigé. Il faut aussi faire attention où on met les pieds, certains serpents sont dangereux.
L’eau est potable dans les régions bien développées, pas forcément ailleurs (attention, les glaçons qui ne sont pas troués peuvent aussi vous rendre malades), mais nous n’avons rencontré aucun problème particulier. Pensez quand même à prendre des médicaments contre les diarrhées.

Matériel à emporter

Voici une liste non exhaustive de ce qui peut être utile à avoir avec soi :

  • Bonnes chaussures
  • Tongs
  • Imperméable
  • Crème solaire
  • Anti-moustiques
  • Maillot de bains
  • Vêtements de randonnées
  • Bon appareil photo (bon zoom conseillé pour photographier les animaux)
  • Polaire
  • Trousse de toilette
  • Pharmacie légère
  • Lessive solide
  • Bon sac à dos (nous avons un Eagle Creek, 40l pour mon copain et 30l pour moi)
  • Pochettes de compression
  • Petit linge
  • Eventuellement lampe de poche/frontale
  • Gourde

Bilan

Ce voyage a été l’un des meilleurs de notre vie. C’était la première fois où mon copain et moi partions rien que tous les deux. Nous avons eu un véritable coup de cœur pour ce petit pays dont la mentalité “pura vida” ne peut laisser indifférent.

Budget

Le Costa Rica est le pays le pays le plus cher d’Amérique centrale, mais aussi le plus sûr. Les hôtels peuvent être très bon marché (moins de 15$ par nuit et par personne), idem pour les restaurants (on s’en sort avec moins de 7$ dans les sodas). Cependant les excursions, entrées des parcs et guides sont relativement chers. Il faut bien sélectionner ses activités pour ne pas exploser son budget.

Logement : 255CHF
Nourriture : 250CHF
Transports : 310CHF
Avion : 730CHF
Excursions : 430CHF
Total : 1975CHF par personne

On s’en est finalement sorti avec un peu moins de 2000CHF par personne pour le tout (nous avions aussi pris un hôtel à Zurich car notre avion partait très tôt).

Parcs nationaux

Dans chaque parc que nous avons visité, nous avons vu une espèce que nous n’avons pas recroisé ailleurs. Chaque parc valait la peine à mes yeux, ils avaient tous leurs particularités. Mais voici la liste des parcs dans l’ordre de mes préférences :

  1. Corcovado
  2. Tortuguero
  3. Monteverde
  4. Manuel Antonio
  5. Carara
  6. Marino Ballena
  7. Ecocentro Danaus (réserve privée)

Animaux

Vous trouverez ci-joint la liste (non exhaustive) des animaux que nous avons pu observer et dans quel parc.

Guide

Comme pour tous mes voyages, le guide que je ne peux que vous recommander est le Lonely Planet sur le Costa Rica. J’avais la huitième édition, aujourd’hui de nouvelles éditions doivent être disponibles. Ce guide est complet, on nous propose les classiques à visitier mais aussi de sortir des sentiers battus. Les hébergements/restaurants proposés ne nous ont jamais déçus et les prix affichés étaient toujours d’actualité.

Conclusion

J’espère que cet article vous a plu et qu’il vous aura inspiré pour un prochain voyage ! Pura Vida !

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